Marcher sur les pas de Mark Zuckerberg semble être un rêve lointain, et pourtant, en France aussi on peut entreprendre dès l’école. La dynamique entrepreneuriale française ne cesse de croître et la start-up mania touche de plus en plus nos campus. Alors, si l’on fait partie de ces jeunes qui ne pensent qu’à créer :  comment démarrer ? Où trouver les fonds ? Que faire de ses études ?…

Autant de questions qui polluent nos esprits et qui, parfois, nous empêchent d’avancer.

Cet article a donc pour but de répondre à ces interrogations en 7 points. Vous y trouverez des réponses synthétiques et inspirées des plus belles réussites.

SOMMAIRE

  1. Que faire une fois que l’on a son projet ?
  2. Faut-il parler de notre projet aux autres?
  3. L’Équipe ?
  4. Où trouver de l’aide ?
  5. Comment se financer ? 
  6. Comment gérer ses études en parallèle ?
  7. Les conseils de ceux qui sont passés par là et qui ont réussi.

 

1) Que faire une fois que l’on a son projet ?

ÉCRIRE ET ORGANISER SES IDÉES : C’est le meilleur moyen de poser ses idées et de les travailler. L’idéal est de commencer par un dossier où l’on décrit son projet, puis, de le préciser. Si tu as plusieurs idées, crée un dossier avec tes différentes thématiques. L’organisation joue un rôle majeur pour la réussite du projet. En somme tu dois déterminer méthodiquement si ton idée est pertinente. Selon Tim Brown (CEO IDEO), il existe trois critères pour savoir si une idée est valable :

  • La désirabilité : est-ce en adéquation avec les désirs et attentes des utilisateurs/consommateurs/clients ? (Secteur de lhumain et des valeurs)

 

  • La faisabilité : est-ce utile et réalisable par rapport au contexte ? (Aspect technologique)

 

  • La viabilité : est-ce susceptible de durer compte tenu du modèle économique ? (Domaine du business)

 

L’innovation se trouve à la convergence des trois critères.

PROSPECTER: Pour en savoir plus sur ton marché. Il advient d’étudier en profondeur ton projet cela t’évitera de faire fausse route dès le départ.

  • Établis ton « design thinking »

 

Tim Brown réduit le nombre à 3 grandes étapes :

            Inspiration : repérer le problème du client ou du non-client et la situation qui pourrait être améliorée grâce à l’observation du contexte et des comportements. C’est la phase d’étude ethnographique.

            Imagination (idéation) :générer ensemble des idées, les développer et les tester (brainstorming, utilisation de visuels, premiers prototypes…)

            Implémentation : le processus qui mène du projet à la fabrication du produit ou à la conception du service grâce au storytelling et à la simulation de l’expérience par exemple.

Pour en comprendre plus sur le design thinking tu peux lire cet article https://www.usabilis.com/quest-ce-que-le-design-thinking/

 

PRODUIRE:  du contenu. Avec les informations récoltées, il est maintenant temps de bâtir les éléments piliers de ton projet comme :

  • L’étude de marché : construis-la en analysant rigoureusement les quatre éléments du schéma ci-dessous.

Lis cet article très détaillé de la BPI pour plus d’informations sur ton étude de marché : https://bpifrance-creation.fr/encyclopedie/comment-faire-son-etude-marche/4-etapes-bien-realiser-votre-etude-marche

  • Le Business plan :

Tu dois y expliquer ta solution et prévoir ton business sur 3 ou 5 ans à travers un plan opérationnel et financier. La BPI à écrit un article entier dessus je t’invite à le lire, il y a aussi un model de business plan à télécharger ainsi qu’une application pour le faire soi-même.

Voici le lien https://bpifrance-creation.fr/encyclopedie/previsions-financieres-business-plan/business-plan/faire-son-business-plan

 

  • Le cahier des charges :

Il s’agit d’un document qui permet de comprendre et d’expliquer un projet dans son ensemble, avec toutes les contraintes, les besoins, les objectifs ou encore les intervenants qui y sont liés. Il a pour fonction de formaliser un besoin afin que ce dernier soit compris par l’ensemble des acteurs impliqués dans le projet. Il précise les spécifications attendues. Il existe des exemples et des modèles de cahier des charges à télécharger.

Cet article t’explique en détail son mode d’emploi:

https://www.manager-go.com/gestion-de-projet/dossiers-methodes/elaborer-un-cdc

  • Le Pitch :

Élément fondamental de ton projet, il devra être une bande d’annonce sexy de ta start-up. L’enjeux est donc de captiver l’écoute et de faire part de tes talents d’orateur. (Lis donc « L’art de toujours avoir raison » de Schopenhauer). Le discours non verbal est tout aussi important lorsque tu pitch ton projet, entraine-toi et filme-toi afin de perfectionner le rendu final.

En lisant cet article tu trouveras une méthode pour construite ton pitch, mais attention reste créatif et tache de te démarquer.

https://www.conseilsmarketing.com/techniques-de-ventes/comment-reussir-son-elevator-pitch/

 

🚨 Mais surtout n’oublie pas qu’une grande partie de ton projet va être modifiée, améliorée et va tout simplement apparaitre une fois que tu te seras déjà lancé. Il n’est donc pas nécessaire (voire contreproductif) de vouloir tout planifier à l’avance, un excès d’organisation peut t’emprisonner et empêcher ton malin génie de s’exprimer.  Écoute donc le grand Mark (à partir de 3mn40) :

2) Faut il parler de notre projet aux autres ?

  

Un très grand oui !

Plus précisément : il est primordial d’en parler dès le début à des personnes de confiance. Sa famille, ses amis, ses professeurs, ce sont autant de groupes qui peuvent être une pierre angulaire pour ton projet. Confronter, débattre et défendre son projet permet de l’améliorer avec les réflexions pertinentes qu’on reçoit. Aussi, parler de son projet est un moyen de repérer des personnes intéressées qui nous joindront peut-être par la suite. Par ailleurs, en tant qu’entrepreneur on doit créer nos propres opportunités, il est donc question d’élargir son réseau et ses relations afin de promouvoir sa start-up. D’où l’intérêt d’avoir un pitch unique et pertinent. En somme, ce n’est pas en dévoilant son projet au monde qu’on risque de le perdre, ou de se le faire voler, au contraire cela donne l’occasion de rallier des membres pour avancer.

Mais attention de ne pas étayer avec des personnes nocives. En effet, certaines personnes peuvent te démoraliser, consciemment ou inconsciemment, en se moquant ou en critiquant stérilement : « lol toi tu veux monter ta start-up, commence par être à l’heure et on en reparlera ». Ainsi en tant que jeune pousse, pas encore sûr de ses appuis, il sera plus prudent de fuir (Et de très loin) ce type d’individus toxiques.

“Esprit moqueur, petit esprit. La moquerie est la fiente de l’esprit critique.”
Pierre Reverdy

3) L’équipe ?

Le choix de ton équipe et de tes associés sera déterminant pour le futur de ton entreprise.

 D’abord, vient la question de l’association : faut-il s’associer ?

Écoute alors les conseils avisés de Xavier Niel quant à l’association (à partir de 5mn34) :

Si ton projet nécessite des compétences ou un savoir que tu n’as pas, le choix de t’associer avec une personne complémentaire est pertinent. Par ailleurs, être plusieurs augmente la confiance interne (tu te sens soutenu et épaulé) et externe du projet (il est plus aisé de défendre et d’appuyer à plusieurs plutôt que seul). À l’inverse, monter seul une start-up demande énormément d’énergie et de volonté.

Pour autant l’association n’est pas nécessaire et de nombreux entrepreneurs ne l’ont sciemment pas choisi.

En l’espèce, il est parfois judicieux de ne pas s’associer. Voici quelque cas de figure où il ne vaut mieux pas s’associer :

  • Si ton projet à une valeur sentimentale ou qu’il est extrêmement personnel, le match avec ton futur associé n’est pas assuré et s’avérera périlleux.

  • Si tu envisages de t’associer avec tes amis, réfléchis amplement à l’investissement que chacun consacrera au projet, associe-toi seulement si celui-ci est égal. Une différence d’investissement et d’engagement vis-à-vis du projet pourrait, non seulement ruiner la start-up, mais aussi briser ton amitié.

  • Si tu souhaites t’associer car tu ne disposes pas suffisamment de fonds financiers, fais donc plutôt un prêt ou fais appel à des financement externes. L’association doit être faite, si et seulement si, elle apporte une valeur ajouté à l’entreprise.

  • Enfin, si tu es solitaire et préfères t’organiser seul, alors ne va pas l’encontre de cette tendance. Ta personnalité pourrait générer du conflit avec tes associés. Puisque l’association implique nécessairement un système de don contre don, où chacun fait des compromis.

→ Ensuite, il est question de ton équipe.

Te voilà maintenant recruteur, tu crées de l’emploi ! 

Le processus de recrutement est une étape cruciale, une équipe qui ne fonctionne pas peut entrainer le projet dans sa chute. Ainsi, en phase de création, l’esprit pionnier, la passion, la flexibilité et la capacité à se débrouiller sont des qualités déterminantes pour l’équipe.

Voici les étapes à suivre pour recruter ton équipe :

  1. Définir le profil idéal et rédiger le descriptif de fonction : Les responsabilités et les taches propres au poste, le salaire, les qualités et les compétences recherchées, l’expérience attendue, le niveau de qualification…

  1. Rechercher des candidats. En tant qu’étudiant, tu as accès grâce aux écoles à une pluralité de personnes prêtes à te suivre. D’autant plus que, lors de la création, un recrutement sur deux se fait via le réseau et le bouche à oreille. Ensuite, il existe de nombreuses plateformes ou d’événements qui te permettront de trouver des profils. En voici quelques exemples :
  • Linkedin, (forcément)
  • Indeed
  • Cofondateur.com
  • Welcometothejungle
  • Jobteaser
  • Meetup (Donne l’occasion de rencontrer directement ta potentielle future équipe)
  • Il existe aussi des sociétés de sélection et des agences d’intérim.

  1. Sélectionner. Commence par éliminer les profils qui ne correspondent pas. Ensuite classe les demandes selon les titres suivants : refus, en attente, conforme. (Surtout n’oublie pas d’avertir rapidement les candidats refusés en expliquant les causes du refus).

  1. Faire passer des entretiens et des tests. Prépare l’entretien au préalable en annotant les CV et les lettres et en préparant des questions. L’entretien doit démarrer par la présentation du candidat. Tache d’être neutre dès le départ afin de ne pas l’influencer. Ensuite, l’entretien se poursuit par une interview, durant laquelle tu poseras tes questions (préférer des questions ouvertes qui n’appelle pas à répondre par « oui » ou par « non »). N’hésite pas à mettre le candidat dans un cas concret en lui demandant de résoudre une situation pratique. Enfin, la troisième partie de l’entretien est consacrée à la présentation de l’entreprise et du poste proposé. Décris en quoi consiste le poste, présente l’entreprise et ses valeurs mais surtout le type de personne avec qui tu te vois travailler. Le candidat rebondira sur ta présentation, puis tu pourras conclure l’entretien en résumant tes premières impressions. De plus, tu peux aussi faire passer des tests au candidat tels que des tests psychotechniques, graphologiques, un bilan de compétences…

  1. Décider, engager. Pour choisir pose toi la questions suivante : le candidat a-t’il les compétences et l’esprit d’un collaborateur prêt à se donne à fond pour le projet ? N’hésite pas à demander l’avis de tes proches pour les premiers recrutements.

4) Où trouver de l’aide ?

Étant ni un surhomme ni un fou, l’entrepreneur fait face au doute et à l’incertitude. Alors, qui contacter dès lors que notre entendement dévoile ses limites ?

Pas de panique, voici des acteurs remparts de l’entrepreneuriat.

  • Les structures d’accompagnement de ton école.

Il ne suffit pas de chercher bien loin pour trouver de l’aide. En effet, tes professeurs peuvent te conseiller, puisqu’ils sont pour la plupart spécialisés dans les différents secteurs de l’entreprise. Aussi, l’incubateur et les différentes associations étudiantes autours de l’entrepreneuriat pourront t’accompagner dans ta phase de création.

  • Les infrastructures publiques

On compte parmi elles, des institutions telles que la BPI, France Digitale, aussi, le gouvernent français accorde énormément d’avantages (notamment fiscaux) aux entrepreneurs.

  • Les professionnels : avocats, comptables…

Ils t’aideront notamment dans la détermination du statut social de ta start-up, du chemin juridique à suivre pour la créer…

  • Les accélérateurs et boites de conseils :

Ils interviennent avant l’incubateur et vont t’accompagner dans toute la phase de création (construire ton business plan, établir ta stratégie, t’aider dans la préparation de tes levées de fonds ou à tes participations à des concours de start-ups…)

  • Board advisers :

Son but est de t’accompagner dans toutes tes décisions. Il s’agit souvent de personnes expérimentées et compétentes dans ton secteur.

Voici ce que pense Frederic Mazzala (fondateur de BlaBlaCar) quant à ce que la France offre aux entrepreneurs :

  • Les livres : une source infinie de connaissances :

Sélectionne et construis ta propre bibliothèque d’entrepreneur. Voici quelques suggestions pour démarrer :

  • La semaine de 4h, Tim ferris
  • Lean Startup, Eric Ries
  • Life is what you make it : Find Your Own Path to Fulfillment, Peter Buffett
  • Hooked comment créer un produit ou un service qui ancre des habitudes, Nir Eyal
  • La 25ème heure, Guillaume Declair
  • De zéro à un, Peter Thiel (co-fondateur de Paypal)
  • L’art de se lancer 2.0, Guy Kawasaki
  • Père riche, père pauvre, Robert Kiyosak
  • On m’avait dit que c’était impossible Jean Baptiste Rudelle (CEO Critéo)

 

5) Comment se financer ?

À 23 ans, il est plus prudent d’investir peu de fonds propres. D’autant plus que tu n’as pas le même compte en banque que quelqu’un qui se lance à 40 ans et qui a épargné pendant 20 ans. Alors, il est intéressant de rappeler les moyens de financement les plus judicieux lorsque l’on crée sa start-up à l’école.

 

  • L’Incubateur d’école.

Pumpkin (Edhec), Wizbii (GEM), ContentSquare (ESSEC), Creads (ESCP), Simpauto (EM Lyon) etc

La liste est sans fin, ces start-ups incubées par leur école font aujourd’hui partie des entreprises françaises les plus prometteuses.

  • Les aides publiques

La BPI investi chaque année des sommes colossales dans des startu-ps. En 2019, elle a investi 380 millions d’euros dans les start-ups de la deep tech.

  • Les Concours de start-ups : il existe une pluralité de concours où des fonds sont versés aux gagnants.

Cet article énumère les concours pour l’année 2021 https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/aides-reseaux/start-up-entrepreneurs-concours-appels-a-projets-et-a-candidatures-211148.php

  • Love money : il s’agit de fonds apportés par la famille ou les proches (et encore plus si tonton travaille au CAC40)

  • Les banques

  • Le crowdfunding

  • Les investisseurs particuliers / business angels

  • Les VC : les fonds d’investissement

6) Comment gérer ses études en parallèle ?

Certainement une question que tout étudiant entrepreneur se pose, alors à l’instar d’un Bill Gates ou d’un Mark Zuckerberg, faut-il quitter l’école sans en être diplômé ?

Si tu crées la nouvelle GAFAM, la réponse et oui, tu peux donc passer à la prochaine question,

Sinon lis la suite.

Elon Musk relativise l’importance de l’université pour entreprendre à 4 min 30 :

Un sentiment de frustration et un malaise peuvent apparaître : tu te considères comme un entrepreneur et tu n’as plus de temps à consacrer à la théorie. Soit, pour autant, tes cours te seront utiles, notamment pour certaines compétences que requiert le statut de chef d’entreprise. En l’espèce, il te faudra savoir être, tantôt un CFO (comptabilité), tantôt, un CMO (marketing).

De plus, l’école donne la possibilité de promouvoir le projet, d’avoir accès directement à l’incubateur (avantage non négligeable) et à d’autres ressources telles que les conseils avisés de tes professeurs ou des associations spécialisées dans l’entrepreneuriat. Tu peux aussi y trouver tes associés, ton équipe et peut être même tes prochains clients. Enfin, le diplôme apporte une crédibilité supplémentaire auprès des banques et des autres acteurs financiers si tu souhaites lever des fonds.

Jeff Bezos insiste sur l’importance du growth mindset, il faut sans cesse chercher à apprendre. À partir de 5 minutes 14 :

7) Les conseils :

Pour finir en beauté, voici les conseils d’entrepreneurs français qui sont passés par là et ont réussi. Ils ont répondu en toute franchise à ces deux questions :

1) Quels ont été les obstacles et les avantages à monter votre start-up en Ecole ?

2) Si vous aviez à encourager un étudiant qui hésite à se lancer que lui conseilleriez-vous ?

Leurs réponses :

Julien CEO de Lita (Kedge Marseille). LITA.co est née de la volonté de répondre à 2 enjeux majeurs : le fort besoin de financement des entreprises à impact social et environnemental positif, et le manque de transparence et de sens des investissements qui sont proposés au grand public. Acteur majeur de l’économie sociale et solidaire, en lien étroit avec le MIF (Mouvement Impact France) agréé ESUS (Entreprise solidaire d’utilité sociale) et certifié B Corp, LITA.co est aujourd’hui le leader européen de l’investissement en ligne dédié à l’impact positif.

1) Les principaux obstacles que l’on a rencontré en créant Lita à l’école furent :

Le manque d’expérience et de réseau. En effet, à 23 ans on doit redoubler d’effort pour monter son entreprise car on n’a pas tout le background que l’on possède à 30 ans.

Devoir se justifier davantage. Forcément en étant fraichement diplômé, il est difficile d’inspirer confiance auprès des banques et des investisseurs. Disons que l’on n’a rien pour rassurer : pas de salaire ni de capitaux propres et surtout peu d’expérience. Alors il a fallu être deux fois plus convaincant et retravailler sans cesse nos pitchs et nos présentations en fonction des retours que l’on nous faisait.

Pour ce qui est des avantages :

A 23 ans on n’a rien à perdre, au contraire, on a tout a gagner et à construire. On peut donc prendre des risques et ne pas avoir peur de l’échec car c’est ce qui nous pousse à nous surpasser. On a la capacité de démarrer de 0 et de voir son projet grandir en s’y consacrant à 100%. À l’inverse, c’est plus compliqué lorsqu’on a un certain mode de vie, des enfants, une vie de famille.

Aussi, l’un des avantages à avoir crée Lita à l’école était que l’on n’avait pas de limite. Il n’y avait aucune hiérarchie, on n’avait pas de codes à respecter. Quand on démarre à cet âge là, on dispose d’une réelle liberté à oser et à innover sans limite.

2) Voila ce que je lui dirais :

•        La France est un fabuleux pays pour entreprendre malgré ce qu’on dit. Il y a énormément d’aides (prêt d’honneur, subvention) lorsqu’on créé sa boite. Moi j’ai réussi à avoir 100Ken investissant uniquement 6K.

    •       C’est le moment ou jamais, et au pire tu rates, mais tu auras appris largement plus que si tu étais un junior dans un cabinet de conseil ou autre. Tu auras une vision pluridisciplinaire de ce qu’est l’entreprise, et de ses différents métiers.

    •       Avant de te lancer, parles-en avec tes proches (tes amis et ta famille). Tu vas devoir faire beaucoup de sacrifices. Il faut que tes proches y adhèrent. Sinon ce n’est pas le bon moment.

    •       Pour réussir une entreprise, ce n’est pas l’idée qui compte, c’est l’exécution. Je connais une citation qui s’y prête bien : “Il ne faut pas attendre d’être parfait pour faire quelque chose de bien », Abbé Pierre.

    •       Lance une boite dont l’activité t’intéresse et pour laquelle tu es passionné.


Michael CEO d’AlumnEye (ESSEC). AlumnEye est la première structure française de préparation aux entretiens en Banque d’Affaires, Private Equity et Conseil en Stratégie. Fort d’un réseau de 4 000 alumnis et d’un savoir-faire qui s’enrichit depuis 9 ans, AlumnEye a diversifié son offre depuis 2017 en proposant des formations professionnelles et de la chasse de tête pour les fonds de Private Equity. La mission d’AlumnEye est d’accompagner les talents dans la construction d’une carrière à la hauteur de leurs ambitions.

1) L’obstacle principal que j’ai rencontré lorsque j’ai monté AlumnEye, c’est celui de la légitimité. J’avais 23 ans et seulement 2 stages en finance sur mon CV. Et j’ai lancé une structure dont la mission est d’accompagner les candidats dans la construction d’une carrière à la hauteur de leurs ambitions.

L’autre obstacle difficile à surmonter à cet âge est celui de la pression des pairs. En effet, lorsque tes copains de promo commencent à prendre des jobs chez Goldman Sachs et au BCG, ce n’est pas évident de tenir le cap, alors même que ton business en est à ses premiers balbutiements.

L’avantage principal est le fait qu’en tant qu’étudiant, il est facile de vivre avec un budget réduit. D’autant que j’étais boursier et endetté en sortant de l’ESSEC ! 

Se lancer une fois que l’on travaille, que l’on a goûté au salariat, c’est sans doute plus difficile. 

2) Un conseil c’est de foncer, mais pas à n’importe quelle condition. Je déconseille de se lancer “parce que c’est cool”. Ça n’était pas cool en 2012 de monter sa boîte, ce qui simplifie la décision. Aujourd’hui c’est quasiment devenu un choix de carrière à part entière, ce qui crée des entrepreneurs qui “jouent à monter une startup” sans vraiment prendre la mesure de ce que veut dire le fait de monter un business viable.

C’est tellement à la mode, que c’en est devenu une ligne sur un CV, alors qu’en fait c’est un projet de vie !


Greg CEO de Grade up (ESTP). Grade up est une EdTech qui utilise les neurosciences et l’intelligence artificielle pour faire un matching Professeur/Élève. Cette innovation permet un gain de temps considérable pour les cours particuliers et est très prometteuse en matière de réussite scolaire. L’objectif de Grade up est que les élèves utilisent le maximum de leur potentiel.

1) Alors pour les obstacles je dirais le manque d’informations sur la création/gestion de start-up (dépôt de la marque, rédaction des statuts, compta …). Sinon comme nos profils se complètent on a pas eu de soucis au niveau de la conception.

2) En conseil, je dirais qu’il a rien à perdre (Peut-être un peu d’argent et de temps) et surtout que c’est le moment idéal ! Pour créer sa boite après ses études c’est très compliqué au début car t’as aucune rentrée d’argent (sauf chômage mais faut avoir cotiser). Y’a aussi la question des connaissances en développement web/app mais pour le coup c’est devenu très simple d’apprendre en ligne et maintenant il y a plein d’outils no-code donc plus d’excuses !!


Thomas CEO de Fullwhere (GEM)

Fullwhere est un service qui permet d’améliorer la E-réputation des établissements physiques.

Nous gérons également la relation client online avec la réponse aux avis de façon personnalisé en 24 h sur toutes les plateformes de notation. Fullwhere c’est : engager, comprendre et fidéliser. https://fullwhere.com

1)Très peu d’obstacle je dirais, mais beaucoup d’avantages.

Le réel avantage est une question de « timing » : nous sommes à une période de notre vie ou nous avons peu de responsabilités, il faut en profiter !

Il n’y a pas d’obstacle : si votre école vous pousse dans vos projets, alors il ne peut rien vous arriver de mieux.

2) Si je devais donner quelques conseils à un étudiant qui voudrait se lancer je lui dirais différentes choses.

Plus tôt tu fais, plus tôt tu tromperas, plus tôt corrigeras, plus tôt tu trouveras

Si vous voulez entreprendre, ne pensez pas au CV, c’est un petit bout de papier qui n’a pas de valeur !

Pensez à acquérir des compétences, pensez à réfléchir comme un chef d’entreprise et pensez surtout à oser !

N’essayez pas à sortir le projet parfait, lancez vous avant tout !


Gabin CEO d’Hellodrinks (EDC).

L’idée d’HelloDrinks était de proposer des nouvelles boissons, des petites ou jeunes marques aux professionnels de café hôtels restaurants, mais aussi de petites surfaces. Permettant aux marques de se développer, faciliter leur logistique et se faire connaitre.

1) Il y a toujours 2 visions qui s’opposent quant au timing dans lequel on peut créer sa boîte. L’une c’est que tant qu’on a pas de salaire et qu’on est étudiant, on a pas l’impression de perdre une situation quand on arrête pour l’entrepreneuriat, mais en même temps on manque d’expérience. Et de l’autre l’inverse.

Pour ma part l’école, j’ai fait l’EDC qui a mon époque était spécialisée dans la création d’entreprise, le gros avantage c’est que j’ai fait le PEE parcours élève entrepreneur, donc horaires aménagés, suivi par des professeurs, possibilité d’organiser aussi mes rendez-vous, soutien de l’école etc. De plus, je pouvais me servir de chaque cours pour faire des études de cas sur le projet. Le désavantage, c’est que l’on manque de terrain et d’expérience pour faire grandir son business. Je trouve aussi qu’on peut demander aussi des avis à ses camarades. Et puis si ton projet est « sexy et vendeur » l’école va pousser niveau communication, car ça les mets en avant.

2) Il faut discuter un maximum avec des entrepreneurs, d’ailleurs je laisse mon contact à chaque étudiant qui a des questions et des peurs par rapport à son projet. Mon plus gros conseil c’est la persévérance, tu auras beau ne pas avoir le futur Tesla ou Facebook ni penser que tu n’es pas le plus intelligent ou qui n’a pas le plus de fonds pour développer ton projet, si tu persévères tu obtiendras toujours des résultats, tu apprendras, tu rencontreras aussi de nouvelles opportunités. Ensuite je regrette parfois d’avoir eu peur de perdre les fonds que j’ai investi. Maintenant si tu te lances c’est soit tu y vas à fond soit tu n’y vas pas. Évidemment sois entouré des bonnes personnes, comptabilité, mentor ou professeurs, ils sauront freiner tes ardeurs, ou te booster. Mais en tout cas donne tout pour ne pas avoir de regret, à force de persévérer ça va fonctionner ! 

GEM ENTREPRENDRE – STARTUP – ENTREPRENEURIAT – INNOVATION

GEM ENTREPRENDRE – STARTUP – ENTREPRENEURIAT – INNOVATION

GEM ENTREPRENDRE – STARTUP – ENTREPRENEURIAT – INNOVATION

J’espère que l’article t’a plu, n’oublie pas que monter une start-up n’est pas une mince affaire. Comme le rappelle Elon Musk, lancer son entreprise est l’affaire d’une vie : 

Un article rédigé par Laetitia Benayoun

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